Pour avoir connu la théocratie catholique, jusqu'à l'édit de tolérance en 1787, les protestants se sont engagés avec la révolution (d'où le nom de "ventres bleus" qu'on leur donne en Vendée) puis pour "la séparation " par exemple avec Alexandre Vinet avec son "mémoire pour la liberté des cultes" dans a version de 1842. Dans son idée la liberté religieuse ne s'exerce que dans une stricte séparation des deux domaines. Ultérieurement ils soutinrent la laïcité. C'est l'expérience de la révocation de l'édit de Nantes qui leur avait servi de leçon.
Dans l'idée salafiste, la laïcité vient du diable mais il s'agit bien d'imposer une théocratie musulmane tout le reste est "islamophobie". On ne peut dire que la pensée musulmane plus raffinée soit plus favorable à la pensé laïque. Tout ce qui est "moderne" est douteux et seuls des systèmes de cohabitation assurant une hiérarchie des religions donc une forme de servitude des autres religions est envisagée.
Personnellement, je me demande comment on peut à la fois se lamenter sur un soit-disant traitement inégal de l'islam dans les démocraties européennes et pester contre la sécularisation et/ou contre la laïcité
sur la théocratie bouddhiste, il serait bon de ne pas gober les fantasmes de Mélanchon
@SLick
le fantasme musulman que l'Europe serait dirigée par les chrétiens dans un sens théocrtique repose
*sur leur tendance à juger des autres à partir du modèle salafiste, lequel est théocratique. Le calimérisme notoire que tout ce qui n'est pas musulman est islamophobe ou "faussement laïc" à savoir favorisant les chrétiens. Grosso modo, le salafisme, dans sa version jihad culturel, promeut "tout ce qui n'est pas pour moi est contre moi"
*sur leur ignorance de l'histoire européenne et spécifiquement de l'histoire de la pensée politique européenne. Le courant politique de la démocratie chrétienne émerge conte l'église catholique romaine qui veut imposer une théocratie catholique. Lors de la crise moderniste, il représente l'idée moderne selon laquelle les valeurs chrétiennes peuvent être promues dans une politique le plus souvent conservatrice mais que ces valeurs chrétiennes doivent être déconnectées de la hiérarchie ecclésiastique en quelque sorte la démocratie chrétienne dans ses débuts est anticléricale (contre l'association du trône et de l'autel) et pour une sécularisation. Tous les penseurs de la démocratie chréienne débutante ont été condamnées par le Vatican.. C'est la démocratie qui irritait le Vatican.
-Anonymous